dimanche 3 octobre 2010

UNE PINCE A CHEVEUX

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Elle n’a l’air de rien, simple au possible, pourtant j’ai mis très longtemps à la trouver. Il y en avait de très grosses, destinées à d’impressionnantes masses de cheveux frisés sans doute, des toutes petites pour les jeunes filles qui relèvent une mèche sur le côté… Des « fantaisies « avec papillons, fleurs, dauphins ou autres culculteries… Des racées à la sobriété élégante valant une fortune… Des noir corbeau, bleu cobalt, vert caca d’oie, jaune canari, brun caramel… Des qui pinçaient à peine, des qui pinçaient trop fort. Elle n’a l’air de rien, mais c’est un outil indispensable. Quand j’avais 20 ans, on ne trouvait pas ce type de pince. On pouvait nouer ses cheveux en queue avec un élastique, ou utiliser une barrette, ou bien confectionner un chignon avec des épingles. J’ai donc découvert la pince lorsque après des années de mi-longs ou courts, voire très courts, j’ai laissé repousser mes cheveux. Voici le geste féminin par excellence : se saisir de sa chevelure, opérer une rapide torsion du poignet, placer la pince. Dans l’idéal, de jolis mèches tombent légères autour du visage, un mouvement est donné, une gaîté s’empare de la tête. Mille fois dans la journée, et toujours un résultat différent, spontané, création éphémère. Pince-mi et Pince-moi sont sur un bateau. Pince-mi tombe à l’eau, qui reste-t-il ?

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