lundi 27 septembre 2010

MES CINEMAS

Même si lycéenne je m’intéressais déjà au 7ème art, je suis vraiment « tombée dedans » à Tours. Les Studios proposaient plusieurs salles à l’époque : du côté de la gare, et dans le vieux Tours. Des endroits extrêmement vivants, où il se passait toujours quelque chose (le meilleur !). On pouvait fumer dans certaines salles, ce qui aujourd’hui parait incroyable. Chaque année, la Nuit du cinéma était un grand moment ! Elle se terminait par la projection d’un film d’horreur, suivie de croissants vers 6 h, pour les plus courageux. La première fois que suis allée au Studio, entraînée par mon ami Didier, j’ai vu 3 films successivement : un Fassbinder, un Mike Leigh… je ne me souviens plus du troisième. 3 films dans la même journée, c’était pour moi une grande première, et un émerveillement. J’ai adoré ces cinémas. Et puis c’est au Studio du quartier de la cathédrale que j’ai rencontré l’homme qui serait mon compagnon de vie pendant 18 ans, et le père de ma fille. « La poursuite impitoyable » nous avait inspirés…

Etudiante à Paris j’ai passé pas mal de temps au Champollion à St Michel, et à la Pagode.

Certaines des villes habitées étaient de tels déserts culturels (du moins à ce moment là, j’espère que les choses ont évolué) que je suis incapable, à Amiens par exemple, de me rappeler une seule séance de cinéma.

A Agen nous allions au ciné club situé non loin de la piscine. Peu de films, mais toujours mieux que rien… Je me souviens être sortie rapidement du « Funny games » de Haneke. Je déteste le cinéma de cet homme.

A Angoulême, je fréquentais assidument le ciné club du Musée de la BD. J’y allais généralement à pied, par une route qui descend (ou monte) de manière très rude. J’avais sympathisé avec le jeune qui travaillait à l’accueil, nous parlions des films. Leur programmation était vraiment intéressante.

A Bordeaux, c’est l’Utopia qui a conquis mon cœur, même s’il m’arrive, sous l’influence conjointe de Yamina et de Herve, de fréquenter l’excellent Jean Vigo de Pessac. L’Utopia compte 5 salles, les projections débutent en fin de mâtinée, si bien que l’éventail des films est très important. Le lieu est beau, il sent le cinéma et la passion pour le cinéma. C’est aussi un café, un restaurant, ce qui me rappelle l’ambiance des Studios tourangeaux. Au cœur de la ville, ce qui devient tout à fait rare.

Au cinéma, j’aime bien découvrir des films, absorbées par l’écran, heureuse de communier avec d’autres dans cette ferveur. Les salles « commerciales » sont devenues des salons de thé où on vient s’empiffrer de pop corn et jeter un œil sur le grand écran tout en surveillant son portable. Comment vivre sans un vrai cinéma ?

Posté par jourlejour à 19:55 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires sur MES CINEMAS

    à lyon, c'est dramatique, le CNP Odéon a fermé l'été dernier, les deux CNP restants tombent en ruine et le projectionniste-vendeur de billets du cinéma opéra et du saint polycarpe court d'un ciné à l'autre, il lance le film à l'opéra, sort du ciné, traverse la place des terreaux, vend deux ou trois billets (les bons jours) au saint polycarpe, lance le film, sort, retraverse la place des terreaux, vérifie que tout se déroule bien dans la projection du film à l'opéra, sort, place des terreaux...vérification au polycarpe....
    du cinéma à l'ancienne, oui certes poétique, mais ou sont les spectateurs?

    Posté par zoe, mardi 28 septembre 2010 à 15:15 | | Répondre
  • L'Utopia... J'y vais les yeux fermés.

    Posté par Tamara, mercredi 29 septembre 2010 à 20:11 | | Répondre
  • eyes wide shut

    Tamara va au cinéma pour la bande-son

    Posté par Vizu, jeudi 30 septembre 2010 à 09:53 | | Répondre
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